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Canadian Review of Sociology
Revue canadienne de sociologie

May / Mai 2014
Volume / Volume 51
Issue / Numéro 2

 

Original Articles / Articles Originaux

Committing Canadian Sociology: Developing a Canadian Sociology and a Sociology of Canada
Ralph Matthews107 - 127

This paper is a slightly revised version of the author's "Outstanding Career Award Lecture" presented at the Annual Meeting of the Canadian Sociological Association in Victoria, British Columbia on June 6, 2013. The paper distinguishes between Canadian Sociology and the Sociology of Canada. The former involves the explanatory stance that one takes to understanding Canada. The latter addresses the significant social dimensions that underlie Canadian social organization, culture, and behavior. I make a case for a Canadian Sociology that focuses on the unique features of Canadian society rather than adopting a comparative perspective. I also argue that there is a continuing need within the Sociology of Canada to address the issues of staples development. However, I argue that "new" staples analysis must have a directional change from that of the past, in that social processes now largely determine the pattern of staples development. Moreover, new staples analysis must include issues that were never part of earlier staples analysis, such as issues of environmental impacts and of staples depletion under conditions, such as climate change. The paper concludes by analyzing four factors that provide the dominant social contexts for analyzing modern staples development: (1) the rise of neoliberal government, (2) the implementation of globalization and its social consequences, (3) the assumption of aboriginal rights and entitlement, and (4) the rise of environmentalism. These factors were generally not considered in earlier staples approaches. They are critical to understanding the role of staples development and its impact on Canada in the present time.

Cet article est une version quelque peu révisé du cours pour le "prix pour contributions exceptionnelles" de l'auteur, présenté à la réunion annuelle de la Société Canadienne de Sociologie à Victoria, Colombie-Britannique le 6 juin 2013. Cet article ce distingue entre la sociologie canadienne et la sociologie du Canada. Le premier ce concerne la position explicative que l'on prend pour comprendre le Canada. Le dernier adresse les importantes dimensions sociales qui sous-tendent l'organisation sociale, culturelle et comportementale. Je soutiendrai une sociologie canadienne qui se concentre sur les aspects uniques de la société canadienne au lieu d'adopter une perspective comparative. Je soutiendrai aussi qu'il existe un besoin continu au sein de la sociologie du Canada pour adresser les questions de la théorie des principales ressources. Cependant, je soutiens que l'analyse des principales ressources "nouvelle" nécessite un changement de direction que celles du passé, en ce que les processus sociaux déterminent principalement le système de développement des principales ressources. De plus, l'analyse des principales ressources "nouveau" doit inclure les problèmes qui n'étaient jamais partis des analyses précédentes, comme les problèmes d'impacts environnementaux et de la diminution des principales ressources dans les conditions comme celui des changements climatiques. Cet article ce termine par scruter quatre facteurs qui produisent le contexte social dominant dans les analyses du développement des principales ressources moderne: (1) la croissance du gouvernement néolibéral; (2) l'implémentation de la globalisation et ses conséquences sociales ; (3) l'assomption des droits autochtones, et (4) l'ascension d'environnementalisme. Ces facteurs n'ont été généralement pas considérés dans les méthodes d'analyse des principales ressources antérieures. Ils sont cruciaux pour comprendre le rôle du développement des principales ressources et leurs impacts contemporains sur le Canada.

Us, Them, and Others: Reflections on Canadian Multiculturalism and National Identity at the Turn of the Twenty-First Century
Elke Winter128 - 151

La Conférence John Porter, effectuée lors de la rencontre annuelle de la Société canadienne de sociologie à Victoria en 2013, se base sur le livre Us, Them and Others : Pluralism and National Identity in Diverse Societies (Winter, 2011). En intégrant les résultats d'une analyse discursive des journaux canadiens en langue anglaise pendant les années 1990, et à travers un cadre théorique inspiré de la sociologie wébérienne, le livre propose d'envisager le pluralisme comme une série de relations triangulaires dynamiques, où le compromis entre des groupes inégaux - "us" et "other"- est amené à faire sens à cause de la confrontation avec l'autrui réel ou imaginé ("them"). La conférence débute par un résumé de la contribution théorique, puis explique comment le multiculturalisme a été consolidé en tant que discours dominant au Canada dans les années 1990. Par la suite, les changements subis par l'identité canadienne multiculturelle au début du 21e siècle sont discutés.

The John Porter Lecture at the annual meeting of the Canadian Sociological Association in Victoria 2013 draws upon my book Us, Them, and Others: Pluralism and National Identity in Diverse Societies. Incorporating the findings from an analysis of Canadian English-language newspaper discourses during the 1990s into a theoretical framework inspired by Weberian sociology, the book argues that pluralism is best understood as a dynamic set of triangular relations where the compromise between unequal groups-"us" and "others"-is rendered meaningful through the confrontation with real or imagined outsiders ("them"). The lecture summarizes the theoretical contribution and explains how multiculturalism became consolidated in dominant Canadian discourses in the late 1990s. The lecture then discusses changes to Canadian multicultural identity at the beginning of the twenty-first century.

Cultural Schemas for Racial Identity in Canadian Television Advertising
Shyon Baumann, Loretta Ho152 - 169

Quelles significations sont rattachées à la race dans la publicité? Nous analysons un échantillon de publicités télévisées canadiennes aux heures de grande écoute dans le but d'identifier des schémas culturels associés à ce que cela signifie d'être blanc, noir ou d'Asie de l'Est ou du Sud-Est. Notre analyse empirique porte sur la publicité alimentaire et pour restaurants. Par l'entremise d'une analyse quantitative de contenu portant sur les liens entre la race et les sous-types d'aliments, nous démontrons des différences systématiques dans les types d'aliments associés aux différents groupes étudiés. Au moyen d'une analyse qualitative, nous éclairons ces modèles quantitatifs et présentons six schémas culturels de l'identité raciale. Ces schémas appréhendent à la fois la diversité et le privilège associés aux représentations des personnes de race blanche, et des contrastes frappants par rapport au statut et à l'émotivité parmi les représentations plus limitées des deux autres groupes.

What meanings are attached to race in advertising? We analyze a sample of prime-time Canadian television advertising to identify cultural schemas for what it means to be White, Black, and East/Southeast Asian. Our empirical focus is on food and dining advertising. Through quantitative content analysis of associations between race and food subtypes, we show that there are systematic differences in the types of foods that groups are associated with. Through a qualitative content analysis of the commercials, we illuminate these quantitative patterns and discuss six cultural schemas for racial identity. The schemas allow for both diversity and privilege in the representation of Whites, and poignant contrasts regarding status and emotionality in the narrow representations of the other two groups.

Social Confidence in Unions: A U.S.-Canada Comparison
Lorenzo Frangi, Marc-Antonin Hennebert, Vincenzo Memoli170 - 188

Cet article examine l'évolution des niveaux de confiance sociale envers les organisations syndicales au Canada et aux États-Unis entre 1982 et 2006 en s'appuyant sur les données de la World Value Survey (WVS). Partant du constat que ces taux de confiance sont relativement similaires au sein de ces deux pays, nous appliquons un modèle de régression logistique sur les deux vagues de données les plus récentes du WVS (soit celle de 2000 et 2006) afin de mieux comprendre la propension des individus à faire confiance aux syndicats dans chaque contexte national en fonction de certaines de leurs caractéristiques sociales et politiques. Les résultats montrent des similitudes entre les deux pays (par exemple, les citoyens les plus progressistes et les plus jeunes ont généralement une plus grande confiance envers les syndicats), mais également des distinctions importantes (à titre d'exemple, seul au Canada les individus répondant à un profil de "classe ouvrière" manifestent une plus grande confiance envers les syndicats).

This article examines changes in levels of social confidence in unions in Canada and the United States between 1982 and 2006 based on an analysis of the World Value Survey (WVS) data set. It considers why confidence rates are similar in the two countries, applying a logistic regression model to the two most recent WVS waves (i.e., 2000 and 2006) so as to bring out the effects of political and social differences on the propensity of individuals to trust unions in each national context. The results show similarities between the two countries (e.g., more progressive and younger citizens generally have greater confidence in unions), but also important distinctions (e.g., only in Canada do individuals with a working class profile appear to have greater confidence in unions).

Book Reviews/Comptes rendus

CARMELA MURDOCCA, To Right Historical Wrongs: Race, Gender, and Sentencing in Canada. Vancouver: UBC Press, 2013, 280 p.
Terence Hamilton189 - 192