Message from the President

 

Dr. Myrna Dawson, University of Guelph

(2018-2019)

 

It has been an amazing summer for Canadian sociologists with the excitement of hosting the XIX ISA World Congress of Sociology in Toronto. It was wonderful to see so many of you there, taking part in this unique opportunity to engage with sociologists and others from around the world.

For those who were unable to attend, we missed you. That’s why we are happy to be in the throes of preparing for Congress 2019 Circles of Conversation taking place in Vancouver, June 1-7. The Canadian Sociologocial Association Conference will take place June 3-6 during Congress.

 

 While taking part in World Congress and now preparing for next year’s activities, a quote from Charles Dickens keeps going through my head:

“It was the best of times, it was the worst of times, it was the age of wisdom, it was the age of foolishness, it was the epoch of belief, it was the epoch of incredulity…”

This quote seems so appropriate for “Canadian Sociology in Non-Sociological Times” to quote from a 2017 Global Dialogue article by our colleagues Howard Ramos, Rima Wilkes and Neil McLaughlin.

It’s not hard to understand why ‘the worst of times’, ‘the age of foolishness’ or ‘the epoch of incredulity’ are applicable. One need only watch the news at any time of the day, any day of the week for examples of increasing permissiveness for discrimination and hate, divisiveness across individuals and groups, as well as within and between countries, economic and political uncertainties, and the revisiting of social and cultural issues and challenges that many of us felt – while still much work to be done – some progress had been made. Now we face going backwards in time, hoping that many of these achievements will not be obliterated.

In contrast, it is ‘the best of times’ because society needs sociology and sociologists more than ever. They need us because we do not focus on individual solutions to community and societal problems. They need us because we recognize that social relations, social processes and social structures need to be a core focus of attention if we are to make real change in improving society.

It is ‘the age of wisdom’, not because, as sociologists, we think we have all the answers, but we have been and continue to ask important questions and we recognize the need to work with others – across the sciences and humanities, and with multiple communities – to examine those questions in a comprehensive manner. We may not always agree on the way to move forward, but this is fine and even desirable, as it provokes more discussion. We recognize that agreement is not the ultimate objective. We understand that informed and respectful dialogue is required to achieve social change.

Finally, it is ‘the epoch of belief’ because Canadian sociologists and our counterparts internationally continue to work for the benefit of society, have done so historically, and continue to do so today. Without the belief that our work can make a difference, we could not continue; and, while this belief may wax and wane at various points in time, it remains, nonetheless.

So, as we begin a new academic year, let’s continue to do what we do best – commit sociology – and in doing so:

  • Let’s continue to transcend our disciplinary silos and learn from each other because many of us across disciplines are working on the same issues and challenges;
  • Let’s continue to engage broader publics in our efforts and learn from the expertise of the communities we work with because they have much to teach us;
  • Let’s emphasize the policy impacts of our work to the community at large, to educators and decision-makers, to ensure that our contributions will realize their potential (and the new media and publication section on our website can help you do that).

 

As in previous years, we have dedicated colleagues from across the country who are serving on the CSA Executive Committee. I feel fortunate to be working with them this coming year.

We look forward to working with our members as well. Please do not hesitate to reach out to us with your ideas or concerns.

Enjoy the coming year and we look forward to seeing you at Congress 2019.

List of past Association Presidents

 

Ce fut un été extraordinaire pour les sociologues canadiens qui ont organisé le XIXe Congrès mondial de sociologie de l'AIS à Toronto. C'était formidable de vous y voir nombreux, prenant part à cette occasion unique de nouer avec des sociologues et d'autres professionnels du monde entier.

Pour ceux qui n'ont pu y assister, leur absence s'est fait ressentir. C'est pourquoi d'ailleurs que nous nous préparons avec enthousiasme aux Cercles de conversation du congrès 2019 qui se tiendra à Vancouver du 1er au 7 juin 2019. La conférence de la Société canadienne de sociologie aura lieu du 3 au 6 juin lors du congrès.

Pendant que je prenais part au Congrès mondial d'un côté et je me préparais aux activités de l’année prochaine de l'autre, une citation de Charles Dickens ne cessait de me trotter dans la tête :

« C'était le meilleur des temps, c'était le pire des temps, c'était l'âge de la sagesse, c'était l'âge de la folie, c'était l'époque de la foi, c'était l'époque de l'incrédulité ...»

Cette citation semble tellement appropriée pour « Canadian Sociology in Non-Sociological Times » pour citer un article de Global Dialogue, 2017 rédigé par nos collègues Howard Ramos, Rima Wilkes et Neil McLaughlin.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi « le pire des temps», « l’âge de la folie » ou « l’époque de l’incrédulité » sont si pertinents. Il suffit d'écouter les nouvelles à n'importe quelle heure de la journée, tous les jours de la semaine pour voir des exemples de permissivité croissante face à la discrimination et à la haine, des divisions entre individus et groupes, ainsi que dans un même pays et entre les pays, des incertitudes économiques et politiques, et le réexamen des problèmes socioculturels pour lesquels beaucoup d’entre nous estimaient - même s’il y avait encore beaucoup à faire - que des progrès avaient été réalisés. Nous sommes maintenant confrontés à reculer dans le temps, espérant que nombre de ces réalisations ne seront pas effacées.

En revanche, c’est « le meilleur des temps », car la société a plus que jamais besoin de sociologie et de sociologues. Ils ont besoin de nous parce que nous ne nous concentrons pas sur des solutions individuelles aux problèmes de la communauté et de la société. Ils ont besoin de nous parce que nous reconnaissons que les relations sociales, les processus sociaux et les structures sociales doivent être au centre des préoccupations si nous voulons réellement changer la société.

C’est « l’âge de la sagesse », non pas parce que, en tant que sociologues, nous pensons avoir toutes les réponses, mais nous avons posé et continuons de poser des questions importantes et nous reconnaissons la nécessité de travailler avec les autres, dans les domaines des sciences et des sciences humaines et avec plusieurs communautés, pour examiner ces questions de manière globale. Nous ne sommes peut-être pas toujours d'accord sur la manière d'aller de l'avant, mais c'est normal et même souhaitable, car cela suscite plus de discussions. Nous reconnaissons que l'accord n'est pas l'objectif ultime. Nous comprenons qu'un dialogue éclairé et respectueux est nécessaire pour parvenir à un changement social.

Enfin, c’est « l’époque de la foi » parce que les sociologues canadiens et nos homologues internationaux continuent de travailler pour le bien de la société, qu’ils l’ont fait par le passé et continuent de le faire aujourd’hui. Sans la conviction que notre travail peut faire la différence, nous ne pourrions pas continuer; et, bien que cette foi puisse vaciller à divers moments, elle est néanmoins inébranlable.

Alors que nous commençons une nouvelle année universitaire, continuons à faire ce que nous faisons le mieux, nous engager en sociologie, et ce faisant :

  • Continuons à nous libérer de notre cloisonnement disciplinaire et à apprendre les uns des autres, car nombre d’entre nous, dans toutes les disciplines, travaillent sur les mêmes problèmes et défis;
  • Continuons à collaborer avec des publics plus larges et à tirer parti de l’expertise des communautés avec lesquelles nous travaillons, car ils ont beaucoup à nous apprendre;
  • Soulignons les conséquences stratégiques de notre travail sur la communauté, les éducateurs et les décideurs, pour nous assurer que nos contributions réaliseront leur potentiel (la nouvelle section des médias et publications de notre site Web peut vous aider).

 

Comme les années précédentes, nous avons des collègues dévoués de partout au pays qui siègent au comité exécutif de la SCS. J'ai la chance de travailler avec eux cette année.

Au plaisir de pouvoir également travailler avec nos membres. N'hésitez pas à communiquer avec nous pour nous faire part de vos idées ou vos préoccupations.

Bonne année à venir et au plaisir de vous voir au congrès de 2019.

Liste des anciens présidents de la Société