Current Issue

 

Canadian Review of Sociology
Revue canadienne de sociologie

August / Août 2017
Volume / Volume 54
Issue / Numéro 3

 

Original Articles / Articles Originaux

"Stuck in the Middle with You?" Supervisory Level and Anger about Work
William Magee, Laura Upenieks309 - 330
Although sociologists have long been interested in the stratification of emotions, the occupational stratification of anger has been investigated in only a few general population studies. Through analyses of data representative of workers in Toronto, we evaluate the hypothesis that workplace hierarchical position, defined by supervisory level, has an inverted u-shaped association with the frequency of anger about work. We also evaluate the more specific hypothesis that the difference in work-related anger between front-line supervisors and nonsupervisory workers will be relatively larger among workers in the commodified services sector than other sectors. Results are generally consistent with our hypotheses. We find that both front-line supervisors in the commodified services sector, and secondary supervisors in all employment sectors, report more frequent anger about work than do nonsupervisory workers. In contrast, higher level supervisors report anger about work at about the same frequency as nonsupervisory workers. These associations are only slightly reduced by controls for work stress and stressors. We discuss how supervisory relations might explain differences in anger about work among workers at different levels in organizational hierarchies. Même si les sociologues ont été intéressés par la stratification des émotions pendant longtemps, la stratification occupationnelle de la colère a été peu étudiée. Grâce à une analyse de données représentatives de travailleurs de Toronto, nous testons l'hypothèse que les positions hiérarchiques au travail, définies par le niveau de supervision, a une relation en U inversée avec la fréquence de la colère envers le travail. Nous évaluons aussi l'hypothèse plus spécifique que la différence de cette colère entre les superviseurs de première ligne et les travailleurs non-superviseurs va être plus grande parmi les travailleurs du secteur des services de marchandises que les autres secteurs. Les résultats sont consistants avec nos hypothèses. Nous révélons que les superviseurs de premières lignes dans le secteur des marchandises, et les superviseurs secondaires dans tous les secteurs, rapportent plus fréquemment de la colère envers le travail que les travailleurs non-superviseurs. Au contraire, les superviseurs de niveaux plus élevés rendent compte de cette colère à la même fréquence que les travailleurs non-superviseurs. Ces associations sont peu affectées par le contrôle du stress au travail et des 'stresseurs'. Nous discutons en quoi les relations de supervision peuvent expliquer les différences de niveau de colère entre travailleurs à différents niveaux de la hiérarchie organisationnelle.
Precarity in the Nonprofit Employment Services Sector
Carlo Fanelli, Debbie Laliberté Rudman, Rebecca M. Aldrich331 - 352
Drawing on interview and focus group data, this article explores research undertaken as part of a larger research project exploring precarity in the nonprofit employment services sector in a mid-sized Canadian city. We critically survey major legislative changes to Canadian employment and income security policies and programs, including the restructuring of work and labor relations, growth of performance-based contracting-out, erosion of intergovernmental transfers, worker stress, and emotional tolls. Our study's results demonstrate how employment precarity in the nonprofit employment services sector is amplified by top-down and centralized relationships with funding partners and policymaking divorced from the employment experiences of frontline staff. We make the case that it is important to work against rising workplace precarity to strengthen organizational and workplace conditions, as well as build environments more supportive of optimal employment support services. En se fondant sur des entretiens et des données découlant de groupes témoins, cet article présente des explorations entreprises dans une recherche plus large étudiant la précarité dans le secteur des emplois de service dans une ville canadienne de taille moyenne. Nous faisons une revue critique de changements importants intervenus dans la législation portant sur l'emploi au Canada et les politiques et programmes de la sécurité du revenu, incluant la restructuration du travail et des relations de travail, l'augmentation de la privatisation se fondant sur la performance, la diminution des transferts intergouvernementaux, le stress au travail et les conséquences émotionnelles. Les résultats de notre recherche démontrent comment la précarité de l'emploi dans les secteurs des services à but non lucratif est amplifiée par des relations allant du haut vers le bas et centralisée avec des partenaires et des politiques séparés de l'expérience des travailleurs sur le terrain. Nous démontrons qu'il est important de travailler contre la précarisation en renforçant les conditions organisationnelles et de travail, tout en construisant des environnements favorisant une offre de services de l'emploi optimaux.

issue information

Issue Information
253 - 257

foreword

Foreword
François Dépelteau258 - 260

thematic issue: the relevance of sociology

Ce que peut la sociologie
Bernard Lahire261 - 279
When it is relational, processual, and it articulates the incorporated dispositions of the actors and the contexts of their actions, sociology "desevidentialize," denaturalize, desubstantialize, and historicize the social world by contributing to do away with spontaneous representations that distort the reality of things. Besides, when sociology studies the social at the level of the individuals and individual actions, it destroys the fictions (juridical and philosophical) of the isolated individuals, enclosed on himself, free and fully conscious of everything. By producing images of the real state of the social world, sociology fully participates in the democratic life of our societies and should, therefore, be at the heart of the formation of citizens. Lorsqu'elle est relationnelle, processuelle, et qu'elle articule les dispositions incorporées des acteurs et les contextes de leurs actions, la sociologie 'désévidentialise', dénaturalise, désubstantialise et historicise le monde social en contribuant à chasser les représentations spontanées qui déforment la réalité des choses. Lorsque, par ailleurs, elle étudie le social à l'échelle des individus et des actions individuelles, elle détruit les fictions (juridique comme philosophique) de l'individu isolé, enfermé sur lui-même, libre et pleinement conscient de tout. Produisant des images un tant soit peu précises et justes de l'état réel du monde social, la sociologie participe pleinement à la vie démocratique de nos sociétés et devrait, pour cette raison, être au c?ur de la formation des citoyens.
In Praise of Sociology
Raewyn Connell280 - 296
This reflection on the relevance of sociology starts with the different forms of social knowledge, and some autobiographical reflection on my engagement with the discipline. A research-based social science is made urgent by the prevalence of distortion and pseudoscience in the public realm. However, the research-based knowledge formation is embedded in a global economy of knowledge that centers on a privileged group of institutions and produces major imbalances on a world scale. Sociological data collection has important uses in policy and public discussion. But data need to be embedded in a larger project of understanding the world; this is what gives excitement to the work. Sociology has a potential future of marginality or triviality in the neoliberal economy and its university system. There are better trajectories into the future-but they have to be fought for. Cette réflexion sur l'utilité de la sociologie commence avec les différentes formes de savoir social, ainsi que quelques réflexions biographiques sur mon engagement avec la discipline. Le besoin d'une science sociale orientée vers la recherche est devenue nécessaire suite à la prédominance de la distorsion et de la pseudoscience dans la sphère publique. Par contre, ce savoir centré sur la recherche est lié à une économie globale de la connaissance qui est proche d'un groupe privilégié d'institutions et produit des déséquilibres majeurs au niveau mondial. La collecte de données sociologiques a une grande utilité en politique et dans les discussions publiques. Mais ces données doivent être liées à un projet plus large de compréhension du monde ; c'est ce qui rend ce travail excitant. La sociologie risque la marginalisation ou la trivialité dans une économie néo-libérale et son système universitaire. Il existe de meilleures trajectoires pour l'avenir - mais elles doivent être défendues.
Matters of Scale: Sociology in and for a Complex World
Olli Pyyhtinen297 - 308
The article proposes that if sociology is to make sense of a world that is ever more complex and complicated, it is important to reconsider the scale(s) of our relations and actions. Instead of assuming a nested vertical hierarchy of the micro to macro binary, scale should be treated not only as multiple, but also as something produced and sustained in practice. Coming to grips with the complex world, we are living in also necessitates attending to the conduits and connections between various sites, fields, and terrains to which our lives are entangled. The article concludes with a note on the marginalization of sociology from public discussions, and it argues that it is possibly by attending to ambiguity and to the unfinished making of our contemporary world that sociology might have the most to give to discussions about the economy, about the future of humanity, and how to organize society. Cet article suggère que si la sociologie doit nous éclairer sur le sens d'un monde de plus en plus complexe, il est important de revoir l'échelle de nos relations et actions. Au lieu d'assumer une hiérarchie verticale de la dualité micro-macro, cette étendue doit être traitée non seulement comme multiple, mais aussi comme une chose produite et soutenue par la pratique. Pour faire face à la complexité du monde dans lequel nous vivons, il faut aussi de s'occuper des conduits et connections entre des sites divers, des champs, et des terrains dans lesquels nos vies se déroulent. Cet article conclut avec une note sur la marginalisation de la sociologie dans les discussions publiques ; et il défend l'idée que c'est possiblement en appréhendant l'ambiguïté et la construction incomplète de notre monde contemporain que la sociologie peut être la plus fructueuse en termes de discussions portant sur l'économie, le futur de l'humanité, et l'organisation de la société.

committing sociology

In Pursuit of Real Utopias: Kerry Preibisch as an Organic Public Sociologist
Gerardo Otero353 - 359
Committing Sociology: Methodological and Epistemological Reflections Introduction
Andrea Doucet, Janet Siltanen360 - 362
Activists and the Academy: Making Social Movement Research Useful
Max Chewinski363 - 365
Inheritance's Intimacies and Social Change
Suzanne Lenon366 - 368
Sociology as Dangerous or Farce?
Howard Ramos369 - 371
Tensions, Contradictions, and Uneasiness of Stories, and the Resurgence of Indigenous Societies
Patricia D. McGuire372 - 374
Guerrillas, Marxists, Terrorists, or Trouble-Makers? Doing Sociology in High-Risk Violent Conflict Areas
Jasmin Hristov375 - 377
Sociology as a Love Story: Confessions of a Movement Scribe
Judith Taylor378 - 381